
Depuis Lunel, ces deux villes sont accessibles en moins d’une heure, mais elles racontent deux histoires très différentes de la Camargue : l’une tournée vers la mer et la spiritualité, l’autre vers les remparts et le commerce du sel. On vous propose de les découvrir chacune pour ce qu’elle est, sans les confondre.
Aigues-Mortes, la cité fondée pour partir en croisade
Aigues-Mortes n’existait pas avant que le roi Louis IX, futur Saint Louis, décide en 1240 de donner à son royaume un port sur la Méditerranée qui lui appartienne en propre, sans dépendre des princes voisins. Le site, un petit port perdu dans les lagunes appartenant aux moines de l’abbaye de Psalmody, est échangé contre des terres du Sommiérois. En quelques années, la Tour de Constance et un château sont construits, et une ville se développe à l’abri des remparts, attirée par les privilèges accordés par le roi. C’est de ce port qu’il embarque pour ses deux croisades, en 1248 et en 1270.
Aujourd’hui, on visite Aigues-Mortes pour ses remparts médiévaux quasiment intacts, qu’on peut parcourir à pied pour une vue à 360 degrés sur les salins environnants, et pour ses ruelles en damier typiques des bastides fondées de toutes pièces au Moyen Âge. Les salins d’Aigues-Mortes, toujours en activité, produisent le sel et la fleur de sel qu’on retrouve sur nos tables, et abritent aujourd’hui une partie des flamants roses qui ont déserté depuis 2014 leur site historique de nidification de l’étang du Fangassier.
Les Saintes-Maries-de-la-Mer, entre pèlerinage et bout du monde
À l’opposé, les Saintes-Maries-de-la-Mer se sont construites autour d’une église fortifiée du 9ᵉ siècle, Notre-Dame-de-la-Mer, dressée face à la mer comme un vaisseau de pierre. C’est là que converge, chaque année fin mai, le pèlerinage des gitans venus de toute l’Europe honorer Sara, leur sainte patronne : plusieurs jours de processions et de rassemblements qui donnent à la ville une atmosphère unique, très différente du reste de l’année. Autour du 14 juillet, la ville accueille aussi une rencontre autour des arts équestres, où le cheval devient pendant plusieurs jours le centre de toutes les attentions.
Le reste de l’année, les Saintes-Maries vivent surtout du tourisme balnéaire : plages de sable, promenade en front de mer, et un accès direct à la Grande Camargue, avec ses étangs, ses manades et le Parc ornithologique du Pont de Gau à quelques minutes en voiture.
Deux ambiances, deux façons de visiter
Ce qui distingue le plus ces deux villes, ce n’est pas seulement leur histoire, c’est leur ambiance. Aigues-Mortes se visite plutôt à pied, au rythme des remparts et des ruelles, avec une dimension patrimoniale et architecturale forte : on y vient pour l’histoire autant que pour le sel. Les Saintes-Maries-de-la-Mer se vivent davantage comme une destination balnéaire doublée d’un lieu de mémoire spirituelle, où l’on alterne plage, balades à cheval et visite de l’église fortifiée.
Niveau distance, Aigues-Mortes est nettement plus proche du Mas Saint-Ange, à environ 25 minutes de route, alors que les Saintes-Maries-de-la-Mer demandent plutôt 45 minutes à une heure selon le trafic estival. C’est pour ça qu’on recommande souvent de commencer par Aigues-Mortes sur un court séjour, et de réserver les Saintes-Maries pour une journée complète si le temps le permet.
Laquelle choisir si on doit trancher
Si vous n’avez qu’une demi-journée, Aigues-Mortes se visite plus vite et reste plus proche. Si vous avez une journée entière et que vous voulez combiner plage, faune et culture camarguaise, les Saintes-Maries-de-la-Mer offrent un programme plus complet, à condition de prévoir la route. Dans l’idéal, sur un séjour de plusieurs jours, les deux se complètent parfaitement : l’une pour l’histoire et le sel, l’autre pour la mer et les traditions gardianes.
Le Mas Saint-Ange est idéalement situé pour rayonner vers ces deux visages de la Camargue sans passer vos vacances sur la route. Découvrez nos gîtes et chambres d’hôtes ou contactez-nous pour organiser votre itinéraire.